The Word Magazine

Book - 11 mai 2016

#printisnotdead

The Word est un magazine Belge, gratuit et anglophone. Né en 2008 dans un contexte difficile, ils ont réussi le pari du print avec l’indécence de l’évidence à l’ère du tout digital.
Prescripteur, dénicheur de tendance et contemplateur de la vie de quartier, The Word raconte la Belgique culturelle et alternative sous l’égide de truculentes plumes bienveillantes.
Entretien avec Nicholas Lewis fondateur et éditeur en chef du magazine.

Pourriez-vous nous parler de The World en quelques mots ? Pourquoi ce nom ?

Lancé en 2008, The Word Magazine est un magazine gratuit (15,000ex. distribués dans plus de 500 points de distribution) qui documente une Belgique alternative, créative et dynamique. Nos points d’intérêts sont la musique, l’art contemporain et la vie de quartier. Au delà du magazine, nous organisons des soirées (Locals Only) et des expositions (The Word presents The Belgian Six au Bozar), animons une émission radio tous les lundis sur BRUZZ et avons également récemment initié un projet de résidence pour artistes belges (Dusangneuf Osangett). Pour le nom, on trouvait juste qu’il sonnait plutôt bien.

D’où vient l’idée, le concept ?

D’un mélange de plein d’inspirations… Des magazines gratuits de qualité que je voyais tourner quand j’habitais à Londres, des magazines avec lesquels j’ai grandi (The Bulletin), des magazines que je lisais (The source, Vice, Wallpaper, Monocle, Dazed, Wired, etc…), et aussi des magazines belges de mon adolescence (Voxer, The ticket, Beople)

De qui se compose l’équipe ?

Nicholas Lewis (founding editor in chief)
Pierre Smeets (design director)
Guillaume Kidula (editorial/sales)
Constant Matthieu et Antoine Jaunard (Variable, web)
Joke De Wilde, Miles Fischler, Lisa Lapierre et Eva Donckers (photographes)
Sarah Schug, Nadia Rivera and Hanna Moens (journaliste)

Pourriez-vous nous parler de la ligne éditoriale ?

Du 100% belge avant tout.

Pourquoi le choix de l’anglais ?

Pour éviter de rentrer dans un débat linguistique, pour s’assurer d’un suivi de la part de la communauté néerlandophone du pays, mais aussi parce que c’est la langue dans laquelle je me sens le plus confortable.

Comment décririez-vous le lecteur The Word ?

Jeune d’esprit, urbain, créatif, intéressant et entrepreneur.

Êtes-vous distribué dans toute la Belgique ou uniquement à Bruxelles ?

Dans toute la Belgique

Après un passage en librairie, The word est redevenu gratuit et Belge : dans quel contexte le magazine a-t-il vu le jour ?

Dans un contexte de merde. 2008 étant l’année où on prédisait la mort du print… Mais finalement notre concept de magazine gratuit de qualité a su convaincre nos partenaires.

Le papier a-t-il encore une longue vie devant lui ?

Oui. En tout cas en ce qui nous concerne.

Existe-t-il une différence entre le format digital et le format papier ? Sont-elles deux entités complémentaires ou êtes-vous avant tout un print ?

La différence existe au niveau du design et de notre capacité à pouvoir décliner du contenu plus adapté à une expérience web. Les deux entités sont complémentaires, même si nous sommes, avant tout, un magazine print.

The Word en trois mots ?

This is Belgium.

Comment voyez-vous le projet évoluer ? Quels sont vos projets à venir ? Vos Ambitions ?

Projets à venir:
•Développer l’agence de communication liée au magazine (Legacy)
•Une exposition d’envergure en février 2017 (10 things to see and do in Brussels before you die)

Ambitions:
•Laisser notre marque sur le pays.
•Lancer un parti politique.

thewordmagazine.com

Propos recueillis par CocoVonGollum

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