Photo Brussels Festival

Culture - 4 décembre 2017

Ce que la photographie contemporaine dit de notre époque, de ses combats, de ses tendances, de ses aspirations.

Créé en 2016, Photo Brussels Festival, organisé par Hangar, est une rencontre annuelle dédiée à la photographie contemporaine, réunissant des photographes de différentes cultures et origines.
À l’occasion du vernissage au Hangar Art Center, nous sommes allés à la rencontre d’Emmanuelle Binois, « exhibitions coordinator » particulièrement pressée, pour faire une micro-interview tout à fait improvisée.

©Flora Borsi Animeyed 5

Bonjour Emmanuelle, parlez-nous un peu du Photo Brussels festival…

Cette deuxième édition est sur le thème du portrait, l’année dernière c’était sur le paysage. L’événement se déroule tous les ans à la même période : de novembre à janvier. C’est pour nous une façon de donner une place plus importante à la photographie, ici, à Bruxelles. On a décidé en interne de démarrer ce festival parce qu’on trouvait la place de la photo trop limitée à Bruxelles… ça se perdait un peu. On a donc voulu créer un événement dans ce lieu magnifique qu’est le Hangar : une espèce de cocon de 1000m², où Il devient possible de rassembler des artistes de tous horizons ; qu’ils fassent de la photo argentique, numérique, peu importe… autant des jeunes talents comme Flora Borsi ou Samuel Ivin, que des artistes confirmés comme Liu Bolin, Pierre Gonnord ou Karel Fonteyne. L’idée est vraiment de privilégier la photo, de lui donner une place importante, au sein d’un événement qui rassemble tous les genres.
L’ objectif est aussi de rayonner dans Bruxelles, puis aux niveaux national et international, Photo Brussels Festival se déploie dans la ville à travers la participation de galeries et lieux culturels. À terme, c’est tout un parcours photographique qui sera proposé au public.

Qui s’occupe de faire la sélection ?

La sélection se fait en interne, on est une petite équipe de trois. Franchement on fonctionne au coup de cœur, chacun fait ses recherches de son côté, on en discute, on confronte nos avis et on valide à l’unanimité. Les choses se font très naturellement. C’est un processus qui prend plus ou moins neuf mois, notre objectif est d’abord de proposer une grande diversité, pour ensuite accorder les projets au sein de l’exposition.

Vous avez donc fait le paysage et Le portrait. N’est ce pas un peu large comme thèmes ?

Justement c’est comme ça qu’on rassemble les artistes aussi différents que ceux que l’on a ici. L’objectif avec ce festival est d’avoir un roulement des thèmes sur trois ans. Ce qui veut dire, que d’ici deux ans nous recommencerons le paysage.

Et donc le prochain thème ?

C’est encore un secret (rires), on a plusieurs idées. Mais l’idée, au final, est d’installer un roulement pour que le public prenne une habitude, que ce fonctionnement s’imprime dans les esprits. Cela nous permettra aussi de continuer à travailler avec certains artistes pour voir l’évolution de leur travail, notamment les jeunes artistes, sur lesquels nous comptons continuer de mettre l’accent dans le festival. On espère évidemment que le festival prenne de l’ampleur, et que le public puisse découvrir la profondeur de ces thèmes en se disant que le portrait, par exemple, pourrait être tel artiste aujourd’hui et, demain, ce même artiste dans une autre dimension. Pour illustrer, on se rend bien compte, cette année, de la place importante donnée aux autoportraits. Alors pourquoi pas, lors de la prochaine édition «portrait», faire tout sauf de l’autoportrait : je reste bien sûr dans des hypothèses. De toute évidence les thèmes sont très larges, ce qui peut alors donner l’impression de nébulosité dans la direction, alors que justement cela nous offre une grande liberté, tout en nous permettant de rester cohérents.

photobrusselsfestival.com

facebook.com/photobrusselsfestival

Propos recueillis par Thibault Fournal

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