The Felice Brothers

Musique - 21 juillet 2016

Les frères de la félicité

Les belles histoires commencent rarement par un couloir de métro, sous la pression du déboulement incessant des gens en retard, bercé par le va-et-vient sans fin d’une ville qui vit.

Celle des Felice Brothers, si. Un couloir de métro de New York. Presque romanesque. Un folk-rock garage aux accents de poussière et à l’esthétique chiadée, un retour aux sources pour ce groupe emblématique, perdu, pour son album précédent, dans une transition hasardeuse. Life in the Dark, leur dernier opus, enchaine les superbes surprises. Aerosol Ball nous fait voyager, portés par le rythme entêtant de la tradition. Entretien pour TENTEN, avant de nous rejoindre, en Belgique, le 30 janvier prochain. On y sera.

Comment est né le groupe ? Quelle est son histoire, qui sont les protagonistes ?

Nous sommes nés au printemps 2006. Le groupe est composé de mes deux frères ainés (Ian et Simone), et moi. Nous étions des losers au chômage qui n’avaient rien à faire de leur vie, mais qui aimaient jouer de la musique ensemble.

Comment avez-vous choisi le nom du groupe ?

C’était le plus facile. Évidemment.

Quelles sont vos influences ? Elles semblent assez larges…

À nos débuts, nous étions obsédés par the Singing Breakman Jimmie Rodgers, Woodie Guthrie, Blind Willie McTell, et le Wu-Tang Clan.

Comment décririez-vous votre musique ?

Du Catskill Garage Folk.

Votre dernier album, “Life in the Dark” est sorti en juin 2016. Comment avez-vous choisi le titre ? Était-ce avant ou après la composition de l’album ?

Alors qu’on commençait à avoir une vision finale de l’album, cela nous est apparu comme évident que cette chanson servirait de titre à l’ensemble. Elle semblait, bizarrement, être le centre de gravité de ce disque.

Comment s’est passée la réalisation de cet album ?

Génial !

Vous avez l’habitude d’enregistrer dans des lieux assez peu conventionnels. Pourquoi ? Quel est l’endroit le plus inattendu dans lequel vous ayez enregistré ?

On aime avoir un contrôle absolu sur notre environnement, et on apprécie se sentir confortables. Enregistrer dans une pièce avec une atmosphère adéquate est plus important pour nous qu’un équipement performant, ou tout autre élément de ce genre. C’est aussi un challenge intéressant que de transformer une pièce qui nous est étrangère en un endroit où l’on peut faire de la musique.

Pour répondre à la dernière partie de votre question, on a déjà enregistré des voix dans un train abandonné.

Plusieurs de vos morceaux ont été synchronisés dans des séries (Outnumbered Skins, True Blood, Eastboung & Down) et dans des films (The Messenger et Don’t Blink). Aimeriez-vous réaliser une bande-son spécifiquement pour un film ?

J’adore la série « The Leftovers ». Ce serait génial qu’une de nos chansons fasse une apparition.

Quels sont vos projets ? Avez-vous bientôt des dates en Europe ? En Belgique ?

Oui ! On joue à Bruxelles le 30 janvier prochain. (ndlr : à l’Ancienne Belgique)

thefelicebrothers.com

Album disponible chez : differ-ant.fr et yeproc.com

Propos recueillis par CocoVonGollum
Texte et traduction : Charles Shinaski

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